Lundi 22 février 2010 1 22 /02 /Fév /2010 01:48
C’était un beau mercredi d’été, la chaleur était étouffante, et pas une seule petite brise ne venait rafraichir cette journée. 
Nous étions le 11 juillet 2004. Je n’étais pas encore de ce monde.
Ma mère était un beau labrador d’un an et demi à peine, nommée Plume. Elle avait grandi dans un foyer aimant, entourée d’enfants, avec des maîtres gentils qui lui avaient donné beaucoup d’amour. Son maître s’appelait Thomas, il l’avait éduquée, soignée et chouchoutée avec sa femme Jessy.
Ma mère étant toute jeune, elle était très vive, et souvent, Thomas et Jessy avaient eu peur qu’elle blesse un de leur enfant, mais jamais il ne leur était venu à l’esprit de l’abandonner.
Et pourtant, un jour ils apprirent que Plume attendait des petits, ils virent alors toute une troupe de petits chiots très excités qui débarquaient dans leur maison, faisant intrusion dans leur vie, risquant sans aucun doute mordre un de leur enfant. A partir de ce jour, ils commencèrent à réfléchir sérieusement à l’hypothèse du refuge, mais trouvant ça trop humiliant, ils se tournèrent vers l’abandon. 
Et donc, ce 11 juillet 2004, les enfants durent dire adieu à leur amie en pleurant et en demandant à leurs parents pourquoi Plume devait partir. Ils n’obtinrent jamais la réponse. Jessy pleurait aussi. Elle était très triste de devoir se séparer de son chien, son compagnon, celle avec qui elle avait passé tellement de bons moments. Elle étreignit désespérément son chien, elle lui dit tout l’amour qu’elle avait pour elle, pour la dernière fois. Thomas était lui aussi au bord des larmes, se rappelant le jour où il était allé chercher sa petite boule de poils encore bébé chez un éleveur, le jour où elle s’était sauvée et où il avait passé deux jour entier dehors à la chercher, pour se rendre finalement compte qu’elle était revenue seule à la maison, le jour où elle avait gagné son premier concours. Tant de souvenirs lui embrouillaient l’esprit qu’il avait du mal à contenir ses sentiments. Mais il ne devait pas pleurer devant ses enfants. C’était pour eux qu’il faisait ça. 
Il attacha une dernière fois la laisse au collier de Plume et la fit montrer une dernière fois dans la voiture. Il démarra, et pris la direction de la forêt. Il n’eu pas le courage de regarder en arrière, de regarder sa famille, en pleurs, lui dire au revoir avec des signes de la main. Ma mère ne comprenait pas vraiment se qui se passait, mais savait que ce n’était pas habituel. Elle lança un regard interrogateur à Thomas, passa sa tête au dessus du siège de son maître et lui lécha une dernière fois l’oreille, mais elle, elle ne savait pas que s’était la dernière fois. Les larmes commencèrent à couler lentement sur les joues de Thomas. La tristesse lui transperçait le cœur, il avait beau se répéter intérieurement qu’il faisait ça pour ses fils, au fond de lui il ne voulait pas le faire. Plume avait été une révolution dans sa vie, l’emplissant de joie, de gaité et d’amour. Et pourtant il ne fit pas demi-tour. 
Lorsque, arrivé à l’orée de la forêt, il fit sortir Plume et qu’elle lui sauta au cou, Thomas s’effondra de douleur. La douleur du cœur. La pire qu’il n’est eu à rencontrer jusqu’à présent. Il était là, seul avec son chien et sa voiture, étalé parterre, en larmes, criant presque de douleur, serrant son chien contre sa poitrine en répétant inlassablement « je t’aime » à l’oreille de ce qui fut sa lumière, sa compagnie, sa dose d’amour gratuite. 
Au bout d’une heure il se contraint enfin à lâcher Plume. Elle le regardait, il la regardait, ils se regardaient. Leurs regards exprimaient la même tristesse, la même douleur. Ma mère avait compris. Et elle ressentait la même chose que son maître, comme si les émotions de celui-ci s’étaient glissées en elle, par ce lien qui les unissait depuis le jour où il l’avait étreint pour la première fois, depuis ce jour là, où il était venu la chercher. Mais cette étreinte là était différente de la première, elle était complètement folle et désespérée, triste et forte. 
Thomas se leva donc, ses jambes tremblaient, ses yeux avaient rougit d’avoir trop pleuré, ses traits, fins d’habitude, étaient déformés, par la torture qu’il vivait dans sa tête. Plume le regardait toujours, assise à ses pied elle attendait de savoir ce qu’allait maintenant faire l’homme qu’elle aimait tant. Thomas ramassa la laisse de Plume, et entraina sa chienne dans la forêt. Il s’enfonça loin, très loin, pour que même lui ne puisse pas la retrouver. Il chercha un endroit à l’ombre, et un minimum confortable. Lorsqu’il trouva enfin le bon endroit, il faisait presque nuit. Thomas embrassa une dernière fois Plume sur la truffe, et Plume lécha une dernière fois Thomas sur le nez. Celui-ci attacha ensuite la laisse de son chien à l’arbre, se tourna pour ne pas pleuré, et reparti, laissant sa là sa chienne enceinte de 12 chiots, dont moi, il ne pensait pas à ce moment là qu’il venait d’assurer à 12 bébés une vie de simple enfer, avant même qu’ils soient nés.
C’était un beau mercredi d’été, la chaleur était étouffante, et pas une seule petite brise ne venait rafraichir cette journée. 
Nous étions le 11 juillet 2004. Je n’étais pas encore de ce monde.

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Lundi 22 février 2010 1 22 /02 /Fév /2010 01:50
Ma mère attendit deux jour entier, là, attachée à cet arbre au fin fond de la forêt sans eau ni nourriture. Elle attendait que Thomas revienne, qu'il la serre contre lui, et qu'il la ramène à la maison où elle retrouverait Jessy et ses deux petits compagnons de jeu. Mais Thomas ne revint pas. Elle n'avait pas quitté des yeux la direction dans laquelle il était partit, à la recherche du moindre bruit de pas, mais deux jour durant, aucun bruit ne vint troubler le lourd silence de la forêt.
Le deuxième jour, Plume était faible, la chaleur de l'été l'avait grandement assoiffé et la faim lui tailladait le ventre, mais elle ne perdait pas l'espoir de voir son maître revenir. Elle essaya de l'appeler, poussant de longs jappements désespérés, mais personne ne lui répondit. 
A la fin de la journée elle n'était plus qu'à demi consciente, allongée parterre sur le flanc, mais le regard fixant toujours a même direction. 
Lorsque la nuit tomba, elle perçu enfin des bruits de pas, et dans l'espoir fou que ce soit ça famille qui soit revenu la chercher, elle fit d'immenses efforts pour se remettre debout, et bien qu'elle soit à bout de force, elle voulait accueillir son maître dignement et lui faire la fête. Elle voulait lui montrer toute son affection pour qu'il ne l'amène plus jamais ici, et qu'il la garde toujours près de lui. Mais à sa grande déception, ce ne fut pas avec Thomas qu'elle se trouva nez à nez, mais avec un couple de jeunes gens apparemment très surpris, venu probablement là pour se promener. 
Elle devait vraiment être dans un piteux état, car au moment où les deux inconnus la virent, ils eurent un mouvement de recul. Plume remarqua d'abord la surprise dans leurs yeux, mais cette surprise se transforma vite en pitié. La femme voulu s'avancer vers ma mère, mais l'homme qui l'accompagnait la retint par le bras, il pensait peut être que ce chien à moitié mort de faim, de soif et de fatigue allait lui sauter dessus et la morde, mais non. Il approcha sa main de son museau d'un air méfiant, tenant toujours la femme par le bras. Une fois qu'il fut sûr que ma mère n'allait pas le morde il lâcha le bras de sa compagne et caressa la tête de la chienne. 
A ce moment, les pattes avant de Plume cédèrent sous l'effet de la fatigue, et un glapissement de douleur lui échappa. Le couple voyait bien qu'elle attendait des petits, et se doutaient qu'elle avait été abandonnée. Ils ne pouvaient se résoudre à la laisser là, dans cet état, au milieu de la forêt, ils décidèrent donc de l'apporter dans un refuge. 
Dans un ultime effort, Plume traversa la forêt avec ses deux nouveaux compagnons. Lorsqu'ils arrivèrent à la voiture des deux jeunes gens, ma mère perdit connaissance. Elle se réveilla à mi-chemin du refuge, ses sauveurs l'avaient allongée sur la banquette arrière de leur voiture, ils étaient tout les deux devant, et discutaient. C'était la femme qui conduisait, l'homme veillait sur la chienne, lui lançant des regards inquiets. Quand il vit qu'elle avait ouvert les yeux, il lui donna une belle caresse, pour ne pas qu'elle s'inquiète. Elle n'avait plus la force de bouger, mais si elle avait été dans son état normal elle aurait exploré la voiture en envoyant de grand coups de queue dans les siège, et en essayant de manger les objets qu'elle aurait pu attraper, là elle la découvrait en baladant lentement son regard sur les portière, les sièges, les morceaux de bois au sol. Mais ses pensées étaient concentrées sur Thomas, est-ce qu’il était vraiment parti? Mais s’il voulait revenir il ne la trouverait pas, et repartirait alors… à cette horrible pensée, Plume essaya de bouger, pour retourner dans la forêt, mais son corps était devenu incroyablement lourd, et elle ne parvenait pas à bouger un seul de ses membres. Ses yeux s’affolèrent alors, cherchant un moyen de partir pour revenir là-bas. 
L’homme remarqua se changement d’état, et se mis à lui caresser machinalement la tête, dans l’espoir de la calmer. 
Ils arrivèrent bientôt au refuge. Ma mère ne savait pas où elle était, et les deux inconnus étaient partit de la voiture la laissant étalée sur la banquette arrière.
Peut après qu’ils soient partit, deux nouvelle personnes, deux hommes, l’un assez fort, mais avec une bonne tête, et l’autre, petit et fin, au visage dur, virent la porter. Ils l’amenèrent dans une petite pièce quasiment vide, meublée seulement d’un panier usé et d’une petite étagère pleine d’objets divers. Ils la déposèrent dans le panier, elle était complètement épuisé, et entendait à peine le concert d’aboiement qui se tenait tout près, elle ne voyait plus net, et ne fit plus attention à rien. Les deux jeunes gens qui l’avaient sauvé vinrent lui dire au revoir, mais elle ne le remarqua pas. 
Plusieurs jour après, elle avait un peu récupéré, mais était toujours faible, et c’est dans cette faiblesse qu’elle donna naissance à 12 chiots, dont moi.
Plume attendait toujours le retour de Thomas, peut être qu’il viendrait la chercher ici, mais Thomas ne vint pas. 
Dans le refuge, les chiens étaient nourrit, ils avaient de l’eau à leur disposition, et étaient sorti une fois par semaine par des gens très gentils qui donnaient aux petits pensionnaires beaucoup d’affection. Mais ma mère était toujours aussi triste et elle passait la plus grande partie de son temps à pleurer, fa
isant fuir les gens venus l’observer d’un œil curieux à travers les barreaux de sa cage. 
C’est donc là, dans ce refuge que je naquis, et que grandi jusqu’à mes trois mois.
Par histoire-de-chien.over-blog.com
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Lundi 22 février 2010 1 22 /02 /Fév /2010 21:00
C'est donc dans ce refuge que nous sommes nés mes frères et moi, c'était le 21 juillet 2004.
Au début notre mère et nous avions été mis dans une pièce à part pour être tranquille.
Plusieurs fois par jour, des employés du refuges venaient nous voir, et une fois que nous fûmes assez grand, ils jouèrent un peu avec nous.
Maman était toujours triste et ne jouait jamais avec nous, quand elle ne nous nourrissait pas, elle se postait devant la porte et pleurait. Les seules fois ou elle semblait à peu près heureuse, c'était quand un des employé arrivait avec une laisse pour aller la promener. Les employés aussi avaient l'air content quand ils voyaient un lueur (d'espoir? je ne sais pas) s'allumer dans ses yeux et que sa queue commençait à battre frénétiquement dans tous les sens.
Mais un jour, un des hommes qui s'occupait de nous vint avec une laisse et l'accrocha au collier de notre mère, mais il y avait quelque chose de bizarre... il avait l'air triste. Quand il nous regarda, je m'approchai de lui, et là, mon idée fut confirmée. Il était triste. ça se voyait dans ses yeux. Pour lui redonner le sourire, j'essayai de grimper à sa jambe pour aller lui lècher le visage , mais il me reposa doucement à terre, me caressa la tête et me murmura quelque chose, mais je ne compris pas quoi. Il caressa aussi la tête de ma mère, se remis debout et l'emmena.
Je commençais à m'inquièter de ne p les voir revenir, lorsque l'homme ouvrit la porte. Il marqua une pause et nous regarda 30 secondes puis il s'avança et pris deux de mes frères dans ses bras et les emmena en dehors de la pièce. Cette fois il ne partit pas très longtemps. Il revint bientôt et repris deux autre chiots et repartit, et il fis ça jusqu'à ce que se soit mon tour. J'étais le dernier avec une de mes soeur. Je me sentit soudain soulevé du sol, et bientôt j'étais collé à ma soeur dans le creux des bras de cet homme.
Lorsqu'il nous fit sortir de la salle, un tonnerre d'aboiements retentit, et je pris peur. Je commençai à me débattre, mais l'homme resserra son étreinte autour de moi. Il nous fit traverser un couloir remplis de dizaines de cages où d'autres chien étaient enfermés, tous c'est chien s'étaient jeté contre les grilles de leur cage à notre vue, et cela m'avait terrifié. Tous ces compagnons avaient beau être très bruyant, on apercevait dans leur yeux de la tristesse, beaucoup de tristesse.
On nous amena à la dernière cage du couloir, dans cette cage nous attendaient nos frères et soeurs complètement terrifiés, serrés les uns contre les autres dans un coin sur du journal.
L'homme me déposa à côté d'eux et partit. Maman n'était toujours pas là. J'étais maintenant très inquiet pour elle. On ne nous avait jamais séparé aussi longtemps!
Un peut après que l'homme soit parti, une petite fille vint devant notre cage et commença à crier et à faire de grand gestes, bientôt d'autre personnes que je ne connaissais pas arrivèrent et nous regardèrent en nous faisant de grand signes, comme pour nous appeler, mais je ne voulais pas m'approcher, j'avais bien trop peur de ces inconnus qui me crient dans les oreilles! 
Aucun de mes frères ou des mes soeurs ne s'approchèrent non plus, et les gens partirent, l'air déçu.
Après eux, d'autre gens vinrent, et c'est fou comme leur réaction étaient toujours les mêmes! Environ une heure après qu'il soit partit,l'homme revint avec un bol d'eau et un bol de croquettes, nous nous jetâmes dessus sans attendre, si il y avait une chose dont nous n'avions pas peur c'est bien la nourriture! Mais maman me manquais de plus en pus, d'habitude c'est elle qui nous donnait à manger, mais où pouvait-elle bien être? 
Quand la nuit fut tombée et que tout les employés furent parti, les chiens se mirent à hurler à la mort, et nous les accompagnâmes dans ce sombre concert. J'avais per, j'avais froid, je ne savais pas où était ma mère, je ne savais même pas où j'étais! 
Par Lili Evan
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Mardi 23 février 2010 2 23 /02 /Fév /2010 13:28

Nous n’avions pas dormi et nous avions passé la nuit à appeler notre mère, mais elle n’était pas revenue. Je ne savais pas à ce moment là que je l’avais vu pour la dernière fois hier.

Vers 7 heures, on entendit la porte au bout de couloir s’ouvrir, se qui déclencha les aboiements de tout les chiens qui se trouvaient à proximité. Je voulais qu’on vienne me voir, alors je me mis à aboyer aussi, mes frères et sœurs se joignirent bientôt à nous. Nous avions besoin de quelqu’un que nous connaissions pour nous rassurer car nous étions tous terrorisés.

Au bout d’un certain temps, une femme vint nous voir pour changer notre eau, notre nourriture et elle nous amena aussi un petit panier et une couverture. La femme nous donna quelques caresses au passage et reparti. Quand elle referma la porte de la cage, nous nous mîmes à pleurer pour quelle revienne, mais se fut sans succès.

Peu après la porte du couloir s’ouvrit à nouveau, déclenchant encore une fois un vacarme pas possible. Je ne savais pas si c’était la dame qui revenait, peut être, après tout, elle nous avait surement entendu pleurer… Mais ce n’était pas elle, c’était des gens bizarre comme ceux d’hier, ils étaient maintenant arrivé au niveau de notre cage. Ils étaient deux, un homme et une femme, ils nous regardèrent d’abord d’un air méfiant. Comme si des chiots de deux mois morts de peur tapis au fond d’une cage allaient leur sauter dessus ! Un grand sourire se dessina bientôt sur le visage de la femme et elle essaya de passer c’est doigts à travers le grillage, surement pour nous appeler, mais cela ne fit qu’agrandir notre peur. L’homme montra alors une de mes sœurs et parla à sa femme, et la regarda, et ils repartir. Mais ils revinrent peu après accompagnés de l’homme qui nous avait conduits dans la cage hier. Quand je le vis, je me mis sur les pattes et parti le voir, peut être qu’il allait nous ramener dans la petite pièce et qu’il nous ramènerait maman. Mais non. Il ne m’accorda pas un regard et saisit ma sœur, celle que l’homme de tout à l’heure avait montré, et la donna à l’autre monsieur. Il la caressa, dit quelque chose à l’homme que je connaissais, celui-ci referma la porte, et ils partir tous, nous laissant à nouveau tout seul.

Beaucoup de gens repassèrent devant notre cage pendant la journée, mais aucun d’eux ne reprirent un de mes frère ou une de mes sœur, en tout cas pour aujourd’hui.

Les journées étaient longues dans ces petites cages, et nous n’avions pas d’autre activité que de déchirer le papier journal qui était au sol.

Pourquoi de si brusques changements ? J’aimais ma mère, je voulais la revoir, et j’aimais aussi cette petite pièce où nous avions grandi. Mais on ne pouvait pas sortir de ces cages : les murs étaient épais, la porte pourvue de gros barreaux et d’un grillage et était refermée par un lourd cadenas. Nous étions dans une prison dont le seul moyen d’évasion était de partir avec ces gens bizarres. 

Une fois par semaine, nous étions sorti par des bénévoles du refuge. Comme nous étions petits nous n’étions pas promené en même temps que les gros chiens, et pas au même endroit. La première fois j’avais eu peur, je ne voulais pas marcher en laisse, mais après je me suis habituée.

Trois semaines après notre arrivée dans la cage nous n’étions plus que deux, tous les autres avaient été emmenés par les gens bizarre. Je m’étais habitué au allée et venues des gens, et je me laissais caresser maintenant, ils étaient gentils ces gens en fait, j’aurais presque voulu partir avec eux. Et bien sûr, cela arriva.

Nous étions le 12 octobre 2004, un homme c’était arrêté devant notre cage, il était accompagné d’une personne du refuge, ils discutèrent assez longtemps, l’homme nous regardait de temps à autre pendant qu’il parlait. Au bout d’un moment il me montra d’un doigt, alors l’homme du refuge entra dans la cage et me pris dans ses bras, j’étais content, et je gigotais en essayant de lui lécher le visage, il me repoussa doucement avec la main, un petit sourire aux lèvres. Il referma la porte de la cage, laissant ma sœur toute seule.

Ma queue frétillait dans tout les sens, j’étais maintenant dans les bras du monsieur, et j’essayais de lui laver le visage à lui aussi. Nous étions dans un petit bureau où je n’étais jamais allé, mais nous ne sommes pas restés longtemps ici. Bientôt, l’homme me passait un collier neuf autour du cou et y attachait une belle laisse rouge. On parti de la pièce, il me fit franchir une porte, et nous nous retrouvâmes dehors, devant ce qui fût ma prison. 

Par Lili Evan
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